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orientation sexuelle

Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 08:59

Le 29 avril dernier, Provence Alpes-Côte d’Azur a été la première région française à adopter une motion visant à lutter spécifiquement contre l’homophobie. Un signal fort en direction de toutes les associations qui ont besoin de soutien sur le terrain, obtenu grâce au travail coordonné entre les élus Europe Écologie - Les Verts et les équipes de SOS homophobie - délégation PACA.

La Région était déjà engagée contre les discriminations, mais aucun texte ne prévoyait spécifiquement d’apporter des moyens dédiés à la lutte contre l’homophobie. C’est pour cette raison que le texte est très concret : il engage le conseil régional pour améliorer « la prévention, la sensibilisation et l’explication, en direction des publics «sensibles»”, les jeunes en particulier », pour « soutenir les initiatives des associations », pour « mener avec le mouvement sportif des actions de prévention contre toute forme de discrimination » et enfin pour « encourager les proviseurs des lycées et l’ensemble du corps éducatif à soutenir les initiatives de lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie, priorité également déclarée du Ministère de l’Education nationale. »

Aujourd'hui, SOS homophobie a un allié de poids, en PACA, pour lutter plus efficacement encore contre l’homophobie. L’association va désormais rencontrer les responsables des services concernés, pour mettre en oeuvre les actions concrètes pour la rentrée 2011. Les multiples délégations régionales que compte l'association vont également travailler pour que des motions similaires soient votées dans d'autres conseils régionaux.

Contact presse
Bartholomé Girard, président : 06 28 32 02 50
bartholome.girard@sos-homophobie.org


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Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 09:18

COMMUNIQUE DE SOS HOMOPHOBIE

 

Un sondage IFOP commandé par le magazine Têtu indique que, selon une enquête menée auprès de 439 gays, lesbiennes et bi en France, 48% des homosexuel-le-s interrogé-e-s ont été, au moins une fois dans leur vie, victimes d'une agression verbale. Et pour un quart d'entre elles et eux (24%), d'une agression physique. C'est la première fois qu'une enquête de ce type, réalisée par un institut de sondage, est menée*. Elle met notamment en avant le fait que les discriminations à caractère homophobe sont jusqu'à deux fois plus nombreuses que celles racistes, notamment en ce qui concerne les agressions physiques. Ce sondage nous rappelle qu'être gay ou lesbienne aujourd'hui, en France, peut vous causer les pires maux. Vous pouvez être rejeté, insulté, discriminé, frappé, voire tué pour ce que vous êtes.

Alors, que fait l'Etat ? Que fait le gouvernement ? Lui qui, d'un ministère à l'autre, ne tient jamais la même ligne par rapport à la lutte contre l'homophobie. Si le ministère des Sports et celui de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ont affiché leur volonté d'avancer dans ce domaine, avec des efforts qui restent à confirmer, d'autres minimisent voire nient le problème. Citons le ministère de l'Education nationale, qui n'a pas encore mis en oeuvre suffisamment d'actions pour lutter contre les souffrances à l'école liée à l'homophobie - on se souvient notamment de l'épisode du "Baiser de la lune", révélateur de la frilosité du ministère à ce sujet. Mais aussi du ministère de la Santé - qui maintient toujours l'interdiction aux gays de donner leur sang -, ou encore de celui de la Justice et de celui de l'Intérieur, dont les fonctionnaires ne sont pas suffisamment formé-e-s pour accompagner des victimes d'homophobie.

C'est donc, à chaque fois, au gré des personnalités des ministres et des secrétaires d'Etat que de timides avancées ont lieu, sans jamais qu'une réelle politique globale de lutte contre les discriminations, et notamment contre l'homophobie, prenne place. Nous retrouvons cette situation au niveau local : d'une collectivité à l'autre, la politique anti-discrimination change du tout au tout. Combien de sondages, de chiffres, de statistiques faudra-t-il encore pour que les politiques se saisissent véritablement du sujet ? Combien de milliers de gays et lesbiennes devront-ils et elles être encore victimes avant que soit instaurée une politique de lutte contre l'homophobie de réelle envergure ?

SOS homophobie rappelle que la lutte contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle passe par l'éducation et la prévention. Chaque enfant et adolescent ne devrait pas quitter le système scolaire sans y avoir été sensibilisé, comme certain-e-s le sont par notre association. Des actions de formation dans le milieu professionnel, comme celles - toujours plus nombreuses - que SOS homophobie mène, sont aussi indispensables. Aller sur le terrain, dialoguer, déconstruire les clichés et les préjugés, sont autant de moyens pour que, peu à peu, les mentalités évoluent vers plus de respect. Mais aussi, et surtout, SOS homophobie rappelle également que toute politique de lutte contre l'homophobie restera en grande partie inefficace si l'inégalité de droit persiste. En refusant de reconnaître aux couples homosexuels français le droit de se marier et d'être parents, les politiques établissent une hiérarchie entre les citoyen-ne-s. Nous ne pouvons être étonnés, dès lors, dans un pays qui affirme que l'homosexualité est inférieure à l'hétérosexualité, que près de la moitié des gays et lesbiennes soit victime de propos homophobes, et qu'un quart soit atteint dans son intégrité physique.


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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 12:45

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'AUTRE CERCLE

 

L’Autre Cercle, association nationale qui lutte contre les discriminations au travail liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre publie aujourd’hui les résultats d’une étude réalisée auprès de 930 personnes sur « la vie des LGBT* au travail ». Cette enquête succède à celle menée en 2006 sur le même sujet et était ouverte à tous/tes les répondant-e-s, y compris hétérosexuel-le-s.
Force est de constater que peu de choses ont évolué, malgré l’existence de Charte, Label, Norme et politiques diversité.

 

Un climat hostile dans les entreprises et des comportements homophobes… non sanctionnés
Près de 20% des LGBT considèrent que le climat dans leur entreprise ou organisation leur est hostile (17% déclarent avoir des collègues hostiles et 19% qui le pensent de leur hiérarchie). Un climat, qui par croisement, apparaît d’ailleurs plus difficile dans l’industrie et l’enseignement. Il est aussi moins bien noté dans les grandes entreprises (ce qui est une surprise par rapport aux politiques mise en place) que dans les PME (non pas grâce à une politique plus favorable, semblerait-il, mais parce qu’en cas de difficulté les personnes quittent la structure).
26% des répondant-e-s ont été victimes ou témoins de comportements homophobes et ce, sans aucune conséquence à 92% pour leurs auteurs. Au palmarès des comportements homophobes : les moqueries et plaisanteries (82%°°, le manque de respect (59%), la délation et propagation de rumeurs (29%), la mise à l’écart (24%) et le harcèlement (17%).

 

La crainte d’être visible au travail

Au regard de cette météo plus que morose pour les LGBT, l’on ne peut s’étonner que 47% n’en parlent pas et pour 67% ne souhaitent pas être visible (versus 74% en 2006) par crainte de conséquences négatives en termes de carrière et de dégradations des conditions de vie. Dans ce sens, il est à noter que les LGBT sont d’autant moins visibles qui sont diplômés voire sur-diplômés et ce, au regard des enjeux de carrière important. On retrouve le phénomène du « plafond de verre ».
Il apparaît néanmoins à 54% plus facile d’être visible dans la fonction publique ou les grandes entreprises publiques.

 

Une faible implication du côté des directions générales

L’entreprise ou l’organisation communique peu sur le sujet.
• Si 27% des répondant-e-s indiquent qu’il existe un document ou charte sur la diversité (nette progression), seuls 13% confirment que l’orientation sexuelle y est mentionnée.
• 33% (versus 35% en 2006) des salarié-e-s/agents/fonctionnaires travaillent dans des entreprises ou organisations où il n’y a aucun droit ouvert (ou ne le savent pas) aux couples pacsés (assurance décès, mutuelle, CE,...).

 

« Les résultats de cette étude montrent globalement que le chemin va être long pour arriver à faire tomber les préjugés et les tabous dans le monde du travail. Reste à relever néanmoins ce qui est très positif :
• Le climat dans les entreprises et organisations ayant une charte citant l’orientation sexuelle est meilleur.
• Dans ce sens, les personnes sont ou se rendent plus visible dans les structures adoptant de bonnes pratiques.
J’en appelle donc à l’exemplarité des employeurs qui, sur ce sujet là, vont devoir forcément avancer et avancer vite! L’évolution des mentalités et la reconnaissance du PaCS et de l’homo-parentalité impactent le modèle social français y compris dans la vie professionnelle» souligne Catherine Tripon.

 

Télécharger les résultats de l'enquête


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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 17:12

COMMUNIQUE DE SOS HOMOPHOBIE

 

SOS homophobie et le Caélif (Collectif des Associations Etudiantes LGBT d’Île-de-France) publient, ce 17 février 2011, une enquête sur les représentations de l’homosexualité dans le milieu étudiant, réalisée au printemps 2010 en Île-de-France. Cette enquête, la première de ce genre en France, permet de dresser un panorama des perceptions de l’homosexualité et de l’homophobie chez ce public rarement ciblé. Parce que les étudiant-e-s bénéficient d’un accès facilité aux savoirs et ont toujours connu une société où l'homosexualité n'est considérée ni comme un délit (depuis 1982) ni comme une maladie mentale par l'OMS (depuis 1992), on pourrait s'attendre à ce qu’ils et elles manifestent une ouverture d’esprit certaine.

Les plus de 4000 réponses obtenues révèlent pourtant que l’homophobie n’épargne pas l’enseignement supérieur. Ainsi, parmi les principaux résultats de l'enquête, il faut souligner le fait que, pour près d'un-e étudiant-e sur cinq, l’homosexualité n’est pas « une manière d’aimer comme une autre », et 13% des répondant-e-s estiment que l’homosexualité est « une orientation sexuelle déviante ». De même, ils et elles sont 19% à se dire « choqué-e-s » ou « dégoûté-e-s » par un couple de même sexe qui se tient la main ou s’embrasse en public.

D'après notre enquête, trois étudiant-e-s sur quatre défendent pourtant les grands principes d’égalité des droits : 73% des sondé-e-s estiment « absolument nécessaire » ou « souhaitable » que la société reconnaisse l'égalité des droits (ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels). C'est l’homophobie ordinaire et quotidienne (insultes, « plaisanteries » et moqueries) qui est minimisée et banalisée : une majorité des répondant-e-s estiment que les insultes « pédé », « enculé », « gouine » ou « tapette » ne sont pas forcément ou pas du tout homophobes. De même, 47% des répondant-e-s hétérosexuel-le-s ne constatent « jamais » d’insultes homophobes sur leur lieu d’études, contre seulement 30% des homo et bisexuel-le-s : cet écart montre combien les difficultés rencontrées par les homo et bisexuel-le-s restent méconnues.

Dans ce contexte, les administrations des établissements d'enseignement supérieur ont pleinement leur rôle à jouer pour le bien-être des étudiant-e-s homo ou bisexuel-le-s. Pourtant, de nombreux établissements d’enseignement supérieur semblent refuser de se saisir du sujet – en témoigne les difficultés que nous avons rencontrées pour diffuser ce questionnaire plus largement. Des efforts conjoints doivent être menés par les associations, les administrations et les pouvoirs publics. Aussi cette enquête se conclue-t-elle sur différentes pistes : campagnes de sensibilisation, soutien des associations LGBT de campus par leurs administrations, prise en compte de la lutte contre les discriminations dans les règlements intérieurs... Il est indispensable que le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et les établissements se saisissent véritablement de la lutte contre l'homophobie.

 

Télécharger l'enquête


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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 12:07

Ces dernières semaines, de nombreux débats ont été soulevés sur la question de l'orientation sexuelle, en général, et de l'homosexualité en particulier. Que ce soit la question de l'homoparentalité, du mariage homosexuel, la pension de réversion pour les couples de même sexe, ou bien encore la question du congé de paternité, tous ces sujets font systématiquement l'objet d'une cristallisation du pouvoir politique, renvoyant généralement sine die ces questions.

 

Alors que la question de l'orientation sexuelle est une question majeure de la société française d'aujourd'hui, force est de constater un clivage de plus en plus présent entre la population et le pouvoir politique.

Alors que l'homosexualité entre de plus en plus dans les moeurs, même s'il ne faut pas nier le poids des préjugés homophobes, personne ne peut nier que de plus en plus de personnes homosexuelles se revèlent à elles-mêmes et s'assument ainsi. Chose encore impensable une vingtaine d'années auparavant. Cette liberté offerte à tout individu d'assumer sa sexualité induit des blocages, se traduisant parfois de manière violente, de la part de personnes n'ayant pas l'habitude de fréquenter "ces" personnes. L'affaire Wiel est là pour nous le rappeler.

Or, ces blocages sont surtout présents dans le milieu politique, même si certains élus n'hésitent plus à afficher au grand jour leur homosexualité. L'exemple de Bertrand Delanoé en est le symbole puisqu'il dirige une collectivité de 10 millions d'habitants, soit une personne sur six vivant en France !

 

La HALDE joue également ce rôle pour ouvrir les yeux à nos politiques en publiant diverses délibérations que vous pouvez retrouver ici.

 


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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 10:57

C'est le magazine Têtu qui a révélé l'affaire la semaine dernière. Un de leurs lecteurs a alerté le journal concernant la feuille de recensement que devait remplir ce lecteur.

 

A la question : quel est votr état matrimonial légal ?, la case PACS n'existe pas. Sachant que le PACS existe depuis plus de 10 ans, que ce statut a connu une évolution se rapprochant de plus en plus du régime juridique et fiscal du mariage, cela semble étonnant que ce statut matrimonial n'apparaisse pas dans le document de recensement de la population.

 

Etouderie de l'administration ? Oubli délibéré ? La question reste en suspens. En tout cas, il n'en faut pas plus pour que la communauté gay s'émeuve d'une nouvelle "discrimination" à leur encontre, même si le PACS concerne, aujourd'hui, plus de couples hétéosexuelles, qu'homosexuelles. Dans un contexte où l'adoption homoparentale a du mal à se faire reconnaître du droit français malgré des condamnations de la Cour Européenne de Justice, que la mariage homosexuel est reporté sine die par le Conseil Constitutionnel, cette nouvelle "attaque" n'est qu'une goutte de trop pour la Communauté homosexuelle qui ne demande qu'être reconnue comme une communauté humaine à part entière.

 

Pour en savoir plus : l'article de Têtu


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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 08:59

Bonjour,

Vous trouverez ci-dessous un appel à témoignage d'étudiants en journalisme de Sciences Po Paris.

Merci de votre attention.

 

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Bonjour,

 

Nous sommes étudiants à l'Ecole de Journalisme de SciencesPo et travaillons actuellement à la réalisation d'un sujet TV sur le mariage homosexuel, à l'occasion de la saisine du Conseil Constitutionnel sur cette question.

 

A ce titre, nous aimerions rencontrer un couple gay ou lesbien qui se serait marié à l'étranger afin de contourner la législation française qui interdit encore ce type d'unions. Nous sommes aussi intéressés par le témoignage de deux personnes en couple depuis longtemps, qui souhaiteraient se marier en France si la législation le permettait, et qui pourraient ainsi nous parler des changements que le mariage apporterait à leurs vies.

 

Nous souhaiterions ainsi, grâce à leur témoignage, illustrer les revendications pour l'égalité des droits entre hétérosexuels et homosexuels.

 

Nous sommes souples en terme d'horaires, mais nos délais de production sont malheureusement assez courts: notre tournage doit se dérouler au plus tard jeudi soir. Nous sommes disponibles pour un tournage dès ce soir.

 

Merci d'avance de l'attention que vous porterez à notre demande,

 

Cordialement,

 

Victoria Alvares & Mathieu Dehlinger.

icalvares@gmail.com / 06.01.73.34.48

dehlinger.mathieu@gmail.com / 06.08.77.03.75


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Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 17:38

Être gay peut affecter la fiche de paye. A responsabilité et qualification comparables, les hommes homosexuels gagnent en moyenne 6,5 % de moins que leurs collègues hétérosexuels, selon une enquête réalisée par deux économistes au Centre d’étude des politiques économiques de l’université d’Evry.


Epargnées, les lesbiennes ne subiraient aucune différence de traitement et bénéficieraient même d’une meilleure rémunération que leurs collègues hétéros (+2%). "L’homophobie qu’elles peuvent subir est compensée par leur plus grande disponibilité professionnelle, qui les conduit à toucher sans doute plus de primes", justifie l'un des auteurs de l'étude, Thierry Laurent, dans Libération.


Dans la fonction publique, un fonctionnaire gay gagne en moyenne 5,5% de moins qu’un agent hétéro. Si les homosexuels de moins de 35 ans ne subissent aucune discrimination salariale grâce à l’anonymat des concours de recrutement, au-delà de 45 ans, les écarts de salaire peuvent atteindre 13%.


Pourtant, le Code du travail est très clair : aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire "en raison de son orientation sexuelle". La loi prévoit même des sanctions allant jusqu’à 45.000 euros d’amende et 3 ans de prison. Encore faut-il réussir à apporter la preuve d’une discrimination…


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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 17:59

SOS homophobie lance ce vendredi 21 mai 2010 un site dédié aux adolescent-e-s pour parler d'homosexualité, d'identité de genre, et d'homophobie (au sens large) : www.cestcommeca.net. Issue d'échanges avec des représentants du ministère de la Jeunesse et des sports en 2007, cette initiative part du constat que les adolescent-e-s non hétérosexuel-le-s souffrent encore beaucoup trop d’un manque d’informations, d’isolement voire de rejet de la part de leur entourage. Autant de circonstances qui peuvent avoir des effets désastreux sur leur parcours. Forts de notre expérience depuis plusieurs années en intervenant dans des collèges et lycées dans toute la France, il nous faut aujourd’hui créer un outil spécialement destiné aux adolescent-e-s LGBT.

SOS homophobie alerte régulièrement l’opinion, les médias et les pouvoirs publics sur le taux de suicide anormalement élevé chez les adolescent-es homosexuel-le-s et trans. Mais il ne faut pas oublier les conduites à risque, dépressions, maladies psychosomatiques, abus d'alcool, consommation de drogue… liés à la difficulté, aujourd’hui, de vivre librement et sereinement son orientation sexuelle ou son identité de genre quand on est mineur. A la suite des recommandations de la HALDE, SOS homophobie plaide pour une plus grande prise en compte des questions LGBT à l’école, notre association refusant que le seul modèle possible soit l’hétérosexualité. Il existe une frilosité générale sur les représentations des personnes homosexuelles et trans auprès des adolescent-e-s de la part du monde éducatif, des professionnels de santé, des autorités publiques... Elle pénalise surtout les jeunes qui ne bénéficient pas d'un environnement compréhensif et bienveillant. Aujourd'hui, en France, les adolescent-e-s LGBT sont invisibles.

"C’est comme ça" vise d'abord à offrir une information large et accessible sur l'homosexualité, l'identité de genre et l'homophobie. Il nous semble essentiel, pour un public jeune, de montrer les deux facettes - rejet et acceptation - du vécu des personnes homosexuelles ou trans. Quand on parle des adolescent-e-s LGBT, c’est souvent pour parler de leurs souffrances, mais nous ne voulions pas indiquer uniquement les moyens de se prémunir contre les violences homophobes et transphobes. Sur www.cestcommeca.net, les éléments constructifs, positifs, sont au contraire très présents.

Des références adaptées dans la littérature, le cinéma et d’autres domaines artistiques ont commencé à être réunies, avec pour objectif à terme de faire le panorama d'une offre culturelle de qualité. Il s'agit avant tout de rendre visible des figurations de l'adolescence homosexuelle ou trans, quand elles sont accessibles à ce public, de valeur et rigoureusement légales. Le site propose par ailleurs des portraits de figures emblématiques (réelles ou fictives) et la possibilité de témoigner en ligne.

Destiné à s'étoffer avec les années, dans l'interaction avec son public, "C’est comme ça" revendique une posture informative et éducative. En revanche, pour cette raison aussi, il ne s'agit ni d'une plate-forme communautaire ni d'un forum, fonctions déjà largement remplies ailleurs. Avec cet outil adapté à la fois à notre époque et à un public particulier, SOS homophobie entend contribuer à combler un vide qui concerne beaucoup de jeunes, trop souvent oubliés. SOS homophobie est une association agréée par le ministère de l'Education Nationale au titre des associations complémentaires de l'enseignement publique.


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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 14:44

COMMUNIQUE DE SOS-HOMOPHOBIE DANS LE CADRE DE LA JOURNEE MONDIALE DE LUTTE CONTRE L'HOMOPHOBIE

Aujourd'hui, nous sommes le 17 mai 2010 et, comme chaque année depuis 2005, SOS homophobie et l'ensemble du monde associatif LGBT alertent l'opinion, les pouvoirs publics et les médias sur la réalité de l'homophobie et de la transphobie en France et dans le monde, à l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie. Cette date marque, en 2010, les vingt ans du retrait de l'homosexualité dans la liste des maladies mentales de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Nous devrions célébrer cet anniversaire ; il n'en est rien.

Chaque année depuis 1997, il faut à SOS homophobie publier un rapport pour dresser une synthèse qui permet, si ce n'est de quantifier l'homophobie, d'en exposer les grandes manifestations, qu'elles soient dans le monde du travail, sur internet ou de la part de ses proches ; d'en montrer la violence, qu'elle soit sourde ou éclatante ; d'en démonter les mécanismes, pour pouvoir mieux lutter contre. Seul document édité chaque année pour faire l'état des lieux de l'homophobie telle qu'elle est nous est rapportée, notre rapport se veut autant un outil de travail qu'un acte militant.

Cette année ne fait pas exception : notre association a encore, via sa ligne d'écoute et son site internet, reçu entre 1200 et 1300 témoignages de victimes et témoins d'actes homophobes et transphobes. Les chiffres varient peu depuis 2004. L'impression selon laquelle l'homophobie n'existerait quasiment plus et la cause des personnes LGBT serait acquise relève encore de l'utopie : oui, être homosexuel ou trans aujourd'hui est globalement moins difficile qu'il y a dix, vingt, trente ans. Mais l'on peut encore être victime des pires maux de la part de personnes homophobes et transphobes. Et il est important de le dire, de le rappeler, année après année, pour que nous ne soyons jamais immobiles face à ces violences.

SOS homophobie, forte de ses 130 membres actif-ve-s, continue donc de se mobiliser. Ce lundi 17 mai, nous distribuons des tracts dans différents quartiers de Paris, aux heures d'affluence, pour sensibiliser le grand public ; nous intervenons à l'Organisation de Coopération et Développement Economiques (OCDE) pour une conférence sur l'homophobie dans le monde du travail ; nous rencontrons la secrétaire d'Etat Rama Yade, pour avancer dans la lutte contre l'homophobie dans le sport ; invités par l'association Homos & Bis d'Orsay (HBO) et l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans, nous sommes présents au Conseil Régional d'Île-de-France pour parler de la réalité des personnes LGBT en banlieue ; nous allons également à la RATP pour parler avec les salarié-e-s et les alerter sur la réalité de l'homophobie et de la transphobie. Et demain, mardi 18 mai, nous serons à une conférence à l'université de la Sorbonne sur l'homophobie chez les jeunes.

Le 17 mai étant la date de sortie officielle de notre rapport annuel, nous nous réunissons également à la mairie du IIIe arrondissement ce lundi, en soirée, pour présenter les résultats de notre rapport. A cette occasion, nous annonçons officiellement la nomination de Pierre Bergé, donateur généreux qui a considérablement aidé notre association pour la publication du rapport annuel, membre d'honneur de SOS homophobie.

Ce rassemblement sera également l'occasion d'accueillir la cérémonie de remise du Prix Pierre Guénin contre l'homophobie, pour la deuxième année consécutive. Le jury du prix a distingué le film "Le Baiser de la lune", outil pédagogique destiné aux enfants de CM1 et CM2 pour leur montrer la diversité des relations amoureuses. Jeanne Broyon, journaliste et réalisatrice du documentaire "Des filles entre elles", diffusé vendredi 14 mai sur France 4, remettra le prix avec Pierre Guénin.

La remise de ce prix s'inscrit directement dans les revendications de SOS homophobie : il est du devoir de tous les acteurs sociaux et politiques de lutter contre l'homophobie et la transphobie, au même titre que toutes les autres formes de discrimination et de rejet. Et cette lutte passe par un travail de prévention considérable, à mener dès le plus jeune âge pour que les violences auxquelles peuvent être confrontées des personnes LGBT adolescentes et adultes, d'ici quelques années, cessent.

Contact presse :
Bartholomé Girard, président : 06 28 32 02 50


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