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Origine

Jeudi 30 mai 2013 4 30 /05 /Mai /2013 14:57

Les relents de racisme de ces derniers mois - les débordements lors de la manifestation du PSG au Trocadéro, par exemple - renforcent un "sentiment" d'être envahis par des "sauvages" venus profiter des allocations, voler l'emploi des "vrais" Français, etc. La faute donc à l'immigré. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Dans le cadre de mes actions, je constate que la plupart des participants confondent nationalité, origine, religion, ethnie. Pour certains arabe et musulman c'est la même chose, d'autres pensent qu'un noir ou un arabe sont des personnes étrangères... 

Or, l'INSEE apporte des informations précises, notamment sur les notions d'"étranger" et d'"immigré". L'étranger est une personne qui vit en France mais n'ayant pas la nationalité française. Elle peut être née en France ou à l'étranger. L'immigré est une personne de nationalité étrangère, née à l'étranger, et venu s'installer en France. Il peut avoir acquis la nationalité française, mais gardera le statut d'immigré. Par contre, un Français né à l'étranger (d'au moins un parent français), ne sera pas considéré comme immigré.

Il n'y a donc aucun rapport direct entre étranger-immigré et la couleur de peau ou la religion d'une personne. Cet amalgame, souvent entretenu par les médias mais aussi au sein de nos écoles (je suis parfois obligé de rattraper les erreurs de langage de certains enseignants d'histoire-géographie). Donc voilà deux définitions qui permettent de mieux comprendre ce qu'est l'Autre, notamment celui qui vient en dehors de la France.

Pour compléter, voici deux articles, issus du Centre d'Observation de la Société, qui donnent des éclairages sur la population étrangère et immigrée vivant en France. Nous sommes bien loin de cette soi-disante "invasion venue de l'étranger et qui menacerait notre civilisation".

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D'où viennent les immigrés ?

5,4 millions d'immigrés résident en France, soit 8,4 % de la population, selon les données 2009 de l'Insee. Une présence historique : en 1931, ils représentaient déjà 6,6 % de la population. Au fil de notre histoire, un très grand nombre de nationalités se sont établies sur notre sol, en provenance d'Europe, d'Afrique ou d'Asie notamment. Le niveau de développement de la France, ses liens avec les anciennes colonies, en font depuis un siècle et demi une terre d’immigration. Aujourd'hui, 90 % des immigrés sont établis en France depuis plus de six ans, la moitié plus de 25 ans.

En 2009, deux millions d'immigrés sont originaires d'Europe, soit 38 % de l'ensemble. Avec près de 600 000 personnes, la communauté portugaise est la plus représentée, suivie des Italiens (310 000) et des Espagnols (250 000). Une immigration historique, qui a notamment contribué très largement à l'essor de l'économie française dans l'entre-deux-guerres et après la Seconde Guerre mondiale. 2,3 millions d'immigrés viennent d'Afrique (43 % du total), notamment du Maroc (660 000) mais surtout d'Algérie (720 000), première communauté immigrée en France. Des populations immigrées le plus souvent en provenance d'anciennes colonies, qui pour beaucoup ont été appelées en France dans les années 1960 et 1970 pour alimenter les besoins en main d'œuvre, des mines à l'industrie automobile, en passant par le bâtiment et les travaux publics. Enfin, 770 000 immigrés viennent d'Asie (14 % du total), dont 242 000 de Turquie, une immigration qui date des années 1960, là aussi pour les besoins de l’industrie. Il faut noter que l'immigration des pays "riches" d'Europe n'est pas négligeable : 390 000 personnes viennent d'Allemagne, de Belgique et du Royaume-Uni, pas uniquement des retraités venus s'établir dans le Sud-Ouest de la France. On compte 36 000 immigrés venus des Etats-Unis.

La République française a toujours cherché à gommer le "melting pot" français au nom de l'universalisme, mais sa population immigrée est diversifiée : qu'il s'agisse de nationalités, de cultures, d'âges ou de milieux sociaux notamment. Pour partie d'ailleurs, les racines immigrées de notre pays sont gommées par ces données : de nombreux enfants et petits-enfants de Portugais, d'Italiens, d'Espagnols puis d'Algériens ou de Marocains, sont nés en France et devenus Français. Ils ne se distinguent plus du reste de la population dont ils constituent une composante à part entière, qu'ils soient caissière, maçon, ministre de l'Intérieur voire même chef de l'Etat.

 

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La place des immigrés et étrangers en France

5,4 millions d’immigrés et 3,7 millions d’étrangers vivent en France, selon les données du recensement 2008 de l’Insee. Les premiers représentent 8,3 % de la population, les seconds 5,8 %. Environ deux millions de Français (3 % de l'ensemble) habitent à l'étranger, selon le ministère des affaires étrangères.

 

Source : Insee, données 2008

Les immigrés sont des personnes nées étrangères à l’étranger et venues s’installer en France (lire notre définition). Une partie, par la suite, a pu acquérir la nationalité française : 41 % des immigrés sont Français, 59 % étrangers. Ce qui les caractérise, c’est la migration.

Les étrangers sont tous ceux qui vivent en France et qui n’ont pas la nationalité française. Ce qui les caractérise, c'est la nationalité, pas le fait d'avoir changé de pays. Une partie née en France de parents étrangers, deviendra presque en totalité française à l’âge de 16 ans. En 2008, 15 % des étrangers étaient nés dans l'Hexagone.

La part des immigrés dans la population française augmente de façon relativement constante depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, passant de 5,4 % en 1954 à 8,3 % aujourd’hui. La progression est très modérée par rapport à d’autres pays d’Europe : le taux était de 7,4 % dans l'Hexagone au milieu des années 1970. En revanche, la proportion d’étrangers en France connaît des mouvements d’oscillation entre 4,5 et 6,5 %. Depuis le début des années 1980, la part des étrangers a diminué, de 6,8 à 5,8 aujourd’hui. Ces évolutions correspondent aux mutations économiques, sociales et culturelles d'un monde où les échanges (de marchandises, d'hommes, d'informations, etc.) s'affranchissent de plus en plus des frontières 1.

Une part plus importante de la population a des ancêtres venus de l’étranger. C'est le cas de très nombreux personnages célèbres de notre pays, dont l'ancien président de la République. L’Insee estime ainsi que 5,6 millions d'adultes sont nés à l'étrangers, dont 460 000 nés Français (mais d'un parent né étranger à l'étranger), et que 4,5 millions sont nés en France mais descendants directs d'étrangers. Parmi ces descendants 2,2 millions ont deux parents immigrés, 2,3 millions un seul parent. Au total, un cinquième de la population française est soit née à l'étranger, soi née d'au moins un parent étranger.

La mesure de la descendance a un intérêt limité. Pour évaluer l'implantation des immigrés, la durée est plus significative 2. Le passé migratoire de la France est ancien. Le processus s'est accéléré à la fin du XIXe siècle, notamment avec l'arrivée d'Italiens 3. Aujourd'hui, la moitié des immigrés sont installés depuis plus de 24 ans en France, 80 % depuis plus de dix ans (données 1999). Cela signifie que sur les 5,4 millions, 4,3 millions vivent en France depuis au moins une décennie...

 


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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 08:05

Les fortes inégalités qui affectent des groupes particuliers de la population active, tels que les jeunes issus de l’immigration, ceux qui résident dans des communes défavorisées, font l’objet d’une préoccupation montante dans la société française, qui s’est accentuée avec les évènements récents survenus dans certaines « banlieues ». Ces inégalités se matérialisent notamment par des taux d’emploi et des niveaux de salaires moyens plus faibles. Une partie de ces inégalités peuvent s’expliquer par des différences de composition, par exemple, en termes de diplôme ou d’expérience. Mais ces différences n’expliquent pas tout. En filigrane se pose la question de l’existence de discriminations sur le marché du travail à l’encontre de ces populations.

 


Télécharger l'étude ici


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Mercredi 12 janvier 2011 3 12 /01 /Jan /2011 07:57

Les Français ayant au moins un parent immigré originaire du Maghreb ont des taux d'emploi inférieurs de 18 points et des salaires 13 % inférieurs à ceux des Français dont les deux parents sont français de naissance. Notre étude cherche à déterminer quelle part de ces écarts peut être attribuée aux niveaux de diplômes obtenus, à l’âge, au lieu de résidence, à la situation familiale des personnes, etc. Pour cela, nous commençons par estimer des équations d'emploi et de salaire sur la population des Français n'ayant pas de parents immigrés. Puis, nous utilisons ces estimations pour attribuer aux Français d'origine maghrébine un niveau d'emploi et un salaire « potentiels » qui tiennent compte de leurs caractéristiques individuelles observées. Un soin particulier est apporté au traitement de la sélection pouvant affecter le processus d’accès à l'emploi. Les résultats montrent que le fait que cette population soit, entre autres, plus jeune et moins diplômée en moyenne, ne rend compte que de 4 des 18 points d'écart de taux d'emploi. En revanche, les différences de caractéristiques individuelles observées expliquent totalement les écarts de salaires entre les deux groupes. Ces résultats demeurent identiques si l'on considère séparément les hommes et les femmes. Les Français ayant au moins un parent immigré originaire d'Europe du Sud ont des taux d'emploi égaux à ceux des Français dont les deux parents ne sont pas immigrés et des salaires inférieurs de 2 %. Là encore, cet écart s'explique entièrement par les différences de caractéristiques observables entre ces populations, en particulier par des niveaux d'éducation différents.

 

Téléchargez l'étude ici


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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 07:26

Un jeune a porté plainte pour discrimination à l'encontre de l'entreprise où il effectuait son stage. Celle-ci lui aurait demandé de changer de prénom quand il démarchait au téléphone des clients. Un «délit pénal», assure l'avocat du lycéen. L'entreprise conteste les faits.

 

La suite sur le site internet du figaro

 

Pour compléter, voici la décision de Cour de Cassation sur un cas similaire :

 

Cass. Soc. 11 novembre 2009 N° 08-42.286

L’article L. 1132-1 du Code du travail dispose qu’« Aucune personne ne peut être écartée d’une procédure de recrutement ou de l’accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, telle que définie à l’article 1er de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d’adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations, notamment en matière de rémunération, au sens de l’article L. 3221-3, de mesures d’intéressement ou de distribution d’actions, de formation, de reclassement, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat en raison de son origine, de son sexe, de ses moeurs, de son orientation sexuelle, de son âge, de sa situation de famille ou de sa grossesse, de ses caractéristiques génétiques, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son nom de famille ou en raison de son état de santé ou de son handicap. »


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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 17:41
Cette semaine, le Président du Conseil Régional de Martinique, Serge Letchimy,a rétabli l'égalité de traitement entre étudiants guadeloupéens et étudiants martiniquais.
En effet, jusqu'alors, les étudiants guadeloupéens, vivant en Martinique, ne pouvaient demander l'accès aux bourses régionales. Ce que, son homologue de Guadeloupe, Victorin Lurel, permettait déjà pour les étudiants martiniquais vivant en Guadeloupe.
C'est donc la fin d'une injustice pour tous les étudiants guadeloupéens qui vont enfin bénéficier des mêmes droits que leurs collègues martiniquais.
Le Président a mis fin cette semaine à une discrimination qui rendait les étudiants guadeloupéens résidant en Martinique inéligibles aux bourses régionales.
Source : Domactu

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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 11:07

La gazette des communes a mis en ligne un dossier d'actualité sur la question des gens du voyage.

 

Ce dossier aborde les thèmes suivants :

 

- L'essentiel : Gens du Voyage : un cadre juridique complexe pour des publics méconnus;

- Le cadre juridique : de A commaire Aire d'accueil à T comme Titre de circulation;

- Connaître les publics : de C comme Caravane à S comme Statut des Gens du Voyage

- Connaître les organisations représentatives des gens du Voyage : de A comme ANGCV à V comme la Voix des Rroms

 

 


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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 17:56

Elie Domergue, cadre au chômage expérimenté en matière de ressources humaines a failli être embauché en 2004 en tant que directeur du Conservatoire national des arts et métiers de Versailles. Son CV a attiré l’attention du recruteur, Thierry Cochois, directeur de l’Association régionale du CNAM, mais il lui a semblé que son accent avait agi comme un répulsif… Alors il a porté plainte. Classé sans suite. Alors il a raconté son expérience sur le Net et l’ancienne juriste du CNAM l’a appelé et lui a apporté sa fiche de recrutement… Elle était annotée d’un mot : « Antillais » et d’un symbole, un point d’exclamation enfermé dans un triangle…

Il a porté plainte avec constitution de partie civile, un juge d’instruction a fait neuf mois d’enquête et, le 20 mai, Thierry Cochois comparaissait devant la 17e chambre correctionnelle de Paris, prévenu du chef de discrimination à l’embauche en raison d’une origine ethnique. La victime, Elie Domergue, aujourd’hui conseiller au Pôle Emploi, a rappelé dans quelles circonstances, il avait postulé par mail, puis reçu une réponse positive. Le lendemain de ce mail, il reçoit un appel sur son portable vers 20 h 50 de M. Cochois. Ce dernier insiste pour parler à M. Domergue. C’est pourtant bien Elie Domergue au téléphone. « Mon accent l’a surpris et il a mis rapidement un terme à la conversation téléphonique… »

Quelques jours plus tard, un nouveau mail : « Le jury de sélection n’a pas retenu votre candidature. » A la barre, Elie Domergue s’est déclaré « désolé d’être un autre, d’être un Antillais »… Thierry Cochois assure que la communication était mauvaise et refuse d’y voir une malice. « Vous ne l’avez jamais signalé lors de vos auditions par les enquêteurs », s’étonne la représentante du parquet. Et puis il y a cet « Antillais » et la signalétique « danger »… « M. Cochois a parlé de ne pas travailler avec des Bamboulas », témoigne L’ancienne juriste de la CNAM. Cochois dément et s’explique sur « Antillais ». « M. Domergue m’a renvoyé un mail pour me dire qu’il avait eu l’impression qu’il n’avait pas été pris à cause de son origine.

C’est alors seulement que j’ai su qu’il était Antillais… et que je l’ai marqué. » « On entend pourtant bien l’accent de M. Domergue, a repris le ministère public, c’est celui d’une personne noire francophone. On sait qu’il n’est pas Breton ! » « M. Cochois a fait un choix de manager, mais un choix contraire à la loi », a plaidé Jean-Claude Beaujour, avocat de M. Domergue. Il évoque l’ombre du souvenir de Vichy et de la collaboration, « quand au lieu de marquer antillais, on marquait Juif ! ».

Pour la partie civile, ce procès est nécessaire car « c’est notre pacte républicain qui est en danger, s’enflamme Me Beaujour. Si nous laissons notre élite se comporter ainsi, quel exemple donnons-nous ? Il faut le sanctionner ! » Il demande pour son client un an de salaires qu’il aurait reçus, soit 45 000 euros, 10 000 de dommages-intérêts et 6 000 pour les dépens.  Le procureur s’est « réjoui d’avoir ce dossier solide pour l’accusation pour une infraction difficile à établir ». Il salue la présence du mail annoté dans le dossier, « une pièce centrale », rappelle que l’enquête a déterminé qu’il n’y avait pas de jury si ce n’est M. Cochois tout seul, et contrecarre la défense de Thierry Cochois qui a fait signer des attestations par des gens qu’il a recrutés et qui sont sous sa subordination… En face, le parquet rappelle « l’avalanche de témoignages » contre lui. Cinq des huit salariés de l’ARCNAM ont démissionné… Le parquet requiert deux mois de prison avec sursis. Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 24 juin.


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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 11:37

Cet article est extrait d'un sujet abordé par le site internet francepharma.eu

 

Les effets de la discrimination raciale sont grands et peuvent endommager les relations et l'avenir de ceux qui sont victimes de discrimination. Une étude récente a révélé que la discrimination raciale est accusée d'être un élément pouvant favoriser la dépression chez les adolescents.


Pour tester la théorie selon laquelle les actes racistes sont un agent qui favorise la dépression chez les enfants et les adolescents, Lee Pachter, professeur à l'Université Drexel College of Medicine, a réalisé un projet de recherche à grande échelle. Dans une enquête de près de trois cents enfants, d'origines ethniques différentes, âgés de neuf et 19 ans, Pachter a esté pour voir où ces jeunes ont subi le plus de discrimination et comment elle affecte leur estime de soi et la susceptibilité à la dépression. La plupart des enfants qui ont été interrogés étaient d'origine hispanique ou africaine, et les autres enfants étaient d'origine métis.


L'étude a montré que 88% des participants avait rencontré le racisme dans au moins l'un des 23 scénarios donnés. Environ 12% des participants interrogés ont dit qu'ils avaient rencontré le racisme dans la moitié des scénarios.


Après avoir constaté que la discrimination raciale était répandue, les chercheurs ont cherché à déterminer les effets de la discrimination fondée sur l'estime de soi des adolescents. Après l'administration du questionnaire Rosenberg Self-Esteem  à environ 50 sujets, le résultat est clair. Bien que ces participants aient été victimes de discrimination raciale et d'injures, leur estime de soi n'était pas facilement touchées. Le résultat de la dépression n'a pas été aussi positive. Cependant, chez certains sujets, la corrélation entre discrimination et dépression était existante.


Sources:

Discrimination liée à la dépression chez les enfants en situation minoritaire (adresse: http://feeds.bignewsnetwork.com/?sid=630386)

Discrimination déclencheurs dépression (adresse: http://www.sciencealert.com.au/news/20071809-16343-3)


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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 10:37

Voici une dépêche AFP sur la situation discriminatoire subie par les Wallons et les étrangers qui souhaitent s'installer en Flandres.

 

BRUXELLES - La Commission européenne a annoncé jeudi avoir été saisie de deux plaintes contre des pratiques jugées discriminatoires de communes flamandes de Belgique qui empêchent l'installation de francophones et d'étrangers, alors que la polémique sur le sujet vient de rebondir.

"Nous avons reçu deux plaintes sur de (possibles infractions) aux libertés fondamentales du traité (européen), et en particulier sur l'acquisition de la propriété privé", a indiqué une porte-parole de l'exécutif européen, Chantal Hugues, au cours d'une conférence de presse.

Tout citoyen européen qui juge que ses droits fondamentaux, comme la liberté d'installation et l'accès à la propriété, sont bafoués peut saisir la Commission européenne, qui a le devoir de donner suite.

"La Commission n'a pas de compétences spécifiques sur la question des langues, même si nous attendons toujours que la langue ne soit pas utilisée comme un outil de division" par les pays de l'UE, a précisé la porte-parole.

En revanche, en tant que gardienne des traités européens, ele peut avoir son mot à dire sur des question de liberté d'installation ou de respect des droits fondamentaux des citoyens.

"Nous allons regarder ces plaintes avec toute l'attention requise. Nous les prenons tout à fait au sérieux, nous ne les évacuons pas", a-t-elle précisé.

Ces discriminations donnent une mauvaise image de la Belgique à trois mois de la présidence semestrielle tournante de l'Union européenne qui doit lui échoir.

Les plaintes, si elles sont jugées fondées, peuvent déboucher sur une procédure d'infraction voire une action devant la Cour européenne de Justice.

Elles concernent un decret du gouvernement régional flamand obligeant les acheteurs à avoir un lien avec la commune pour acquérir le bien désiré, a précisé à l'AFP la porte-parole.

Cette disposition dénommée "vivre dans sa propre région" est appliquée dans 69 communes de Flandre, situées dans la périphérie de Bruxelles, sur la côte belge et à proximité de la frontière avec les Pays-Bas, où les prix de l'immobilier ont fortement augmenté.

Mais la Commission européenne examine également le "code du logement flamand", qui stipule que les logements sociaux de l'ensemble de la région sont réservés en priorités aux néerlandophones ou aux personnes qui s'engagent à apprendre le néerlandais.

Elle suit en outre les pratiques discriminatoires révélées la semaine dernière par plusieurs maires de communes flamandes.

La chaîne de télévision publique belge néerlandophone VRT a révélé dimanche que des maires appliquaient, depuis des années, des règles discriminatoires dans l'immobilier privé afin de défendre le "caractère flamand" de la périphérie de Bruxelles, menacé, selon eux, par l'arrivée d'habitants de la capitale, majoritairement francophones.

Dans trois des communes concernées, Overijse, Gooik et Vilvorde, les bourgmestres (maires) flamands ont reconnu avoir passé des "accords oraux" avec des promoteurs immobiliers pour qu'ils leur transmettent la liste des candidats à l'achat. Ce qui leur permet de veiller à ce que les néerlandophones soient sélectionnés.

Christian Van Eyken, le seul député francophone du parlement flamand, à l'orgine d'une plainte contre le décret "vivre dans sa propre région", a indiqué jeudi à l'AFP qu'il envisageait également de saisir la Commission à propos des accords entre les maires et les promoteurs immobiliers.


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