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Etat de Santé

Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 08:11

Dans une affaire, un salarié a été engagé en qualité d’agent d’exploitation et de surveillance par une société assurant la gestion de parcs de stationnement public. Afin de récompenser la stricte ponctualité des agents aux heures d’ouverture et de fermeture au public, la société avait mise en place par accord d’entreprise en 2001 l’attribution d’une prime « pré-post ». 
Un nouvel accord d’entreprise ratifié par référendum en 2008 a modifié les modalités d’attribution de cette prime. Désormais, le montant de la prime est déterminé en fonction des jours d’absence pour maladie. 

N’ayant pas perçu la prime « pré-post » suite à ces nouvelles dispositions, le salarié a saisi les juges afin de percevoir la prime au titre de l’année 2008. Il estime avoir été victime d’une discrimination en raison de son état de santé. 

L’employeur faisait valoir que la prise en compte des absences pour maladie n’était pas discriminatoire pour le versement d’une prime destinée à récompenser les salariés ayant contribué au bon fonctionnement de l'entreprise par leur assiduité au travail.

Les juges ont constaté que la disposition litigieuse du nouvel accord ne pouvait pas être applicable au salarié. Le fait de subordonner le paiement d’une prime à la condition de ne pas être absent pour maladie constitue une discrimination en raison de l’état de santé du salarié, qui est fondé à réclamer le paiement de la prime « pré-post » pour l’année 2008. Les dispositions de l’accord d’entreprise de 2008 ne lui sont pas applicables. 

Ce qu’il faut retenir : Ici, cette prime a été mise en place dans le but d’assurer la continuité du service public. A ce titre, il était possible de tenir compte des absences pour ne pas la verser. 
Mais comme l’a indiqué la Cour de cassation,  si un accord collectif peut tenir compte des absences pour le paiement d’une prime, c’est à la condition que toutes les absences entrainent les mêmes conséquences sur l’attribution de cette prime, et non pas les seules absences pour maladie des salariés. 
Une différence de traitement entre plusieurs personnes fondée sur l’état de santé constitue une discrimination en vertu de l’article L.1132-1 du Code du travail

Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 11 janvier 2012. N° de pourvoi : 10-23139

Source :  Juritravail


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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 14:15

Vous trouverez, ci-après, le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre:

 

La Déclaration universelle des droits de l’homme et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels garantissent à chaque personne le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu’elle puisse atteindre, en ce compris le droit aux soins et services de santé, sans discrimination d’aucune sorte.

 

La constitution de l’Organisation mondiale de la santé mentionne les aspects physiques, mentaux et sociaux de notre bien-être, qui sont étroitement liés.  Les maladies mentales ont de sérieuses incidences sur l’état du corps et sur les rapports sociaux, et les maladies du corps, surtout lorsqu’elles sont graves et prolongées, peuvent être cause d’isolement social et de troubles mentaux.

 

Or, bien des pays sont loin d’offrir les traitements nécessaires à ceux qui sont atteints de maladie mentale, alors que ces traitements sont relativement peu onéreux et faciles à administrer.  La vaste majorité de ceux qui souffrent de troubles mentaux ou neurologiques ou de dépendance à certaines substances ne reçoivent pas les soins les plus élémentaires, lesquels sont pourtant essentiels si nous voulons offrir à certaines des personnes les plus marginalisées du monde, surtout dans les pays en développement, l’espoir d’une vie de dignité.

 

Le Programme d’action de l’Organisation mondiale de la santé intitulé « Combler les lacunes en santé mentale » a été adopté à l’échelon mondial dans le but de répondre à la demande élevée de services de ce type.  J’invite tous les pays à adhérer aux objectifs de ce Programme et à s’employer à les atteindre.  Si les moyens appropriés étaient mis en œuvre, il serait possible de traiter des dizaines de millions de personnes atteintes de dépression, de schizophrénie, d’épilepsie et d’autres troubles.

 

Nous devons faire tomber les barrières qui mettent à part ceux dont les capacités sont réduites par des maladies mentales ou psychosociales.  La discrimination à l’égard des personnes atteintes de troubles mentaux n’a pas sa place dans notre monde.  La santé, c’est aussi la santé mentale.


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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 13:50

La discrimination est d'abord perçue comme une injustice, surtout pour les personnes victimes. Puis, on fait le lien avec la loi comme étant un délit pénal dont l'auteur peut-être condamnée à une peine de prison et/ou une amende ( articles 225-1 et suivants du Code Pénal). Mais, nous n'a vons pas encore entièrement acquis l'impact sanitaire des discriminations sur les personnes.

 

Entre 2005 et 2007 à un projet européen - LUCIDE - auquel j'ai participé, avait mis en avant, dans le volet sur la santé, l'impact important sur la santé physique et mentale pour les victimes de discrimination.

 

Qui n'a jamais ressenti ce sentiment de frustration, d'icompréhension, voire de colère car on nous refuse un service pour une raison arbitraire (par exemple, en raison de l'apparence physique, l'âge, le handicap, le sexe...). Lorsque ce phénomène est répété, l'influence sur l'état psychologique est non négligeable et peut engendrer, dans la plupart des cas, des dépressions. Cela peut même aller jusqu'à des problèmes physiques.

 

Pour illustrer ces propos, une étude de l'INIT-CNRS sur l'impact des discriminations sur l'état de santé de la population Sami, vivant en Norvège. Les résultats de l'étude montrent que selon le degré de discrimination subie, cela créé une gradation dans l'évolution de l'état de santé de cette population. En résumé, plus on est discriminé, plus l'état de santé se dégrade.


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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 19:29
Des professionnels de santé s’engagent pour que les fondements de leur déontologie soient garantis

Dans un contexte où l’accès aux soins, en particulier des personnes sans papiers, est mis à mal, Médecins du Monde et le réseau européen HUMA lancent à signature des professionnels, des organisations et associations de santé une Déclaration européenne pour un accès aux soins sans discrimination.

 

Ont déjà signé le Pr Didier Sicart, président d’honneur du Comité Consultatif National d’Ethique ; le Comède en la personne de son président, le Dr Didier Fassin ; le Syndicat des médecins inspecteurs de santé publique en la personne de son président, le Dr Christian Lahoute ; Daniel Le Scornet, dirigeant mutualiste, initiateur de la CMU ; le collectif inter associatif sur la santé (CISS) ; ainsi qu’au niveau européen le Comité Permanent des médecins européens, l’Association Européenne des Médecins des Hôpitaux, Active citizenship.

 

En France, le durcissement de la politique à l’égard des populations immigrées se poursuit, avec la volonté du gouvernement et de parlementaires de faire payer 30 euros pour bénéficier de l’Aide Médicale Etat (AME), voire d’en limiter les soins couverts aux seules urgences. Loin de l’équité, cette mesure constitue un recul majeur de la politique de santé, à rebours des principes fondateurs de l’aide sociale. Les associations dénoncent cette nouvelle attaque contre l’AME, qui serait dangereuse en terme de santé publique, économiquement catastrophique et socialement discriminatoire.

Plus largement et dans toute l’Union Européenne, la pratique des professionnels de santé est entravée par des politiques qui dénient le droit fondamental à l’accès aux soins sans discrimination. D’après l’Observatoire européen de MdM , seuls 36% des personnes sans papiers enquêtées qui ont droit à une couverture médicale en bénéficient réellement et un tiers des problèmes de santé pour lesquels un traitement est indispensable ne sont pas soignés. Ces résultats découlent des barrières administratives, des lois restrictives et de l’intrication entre politiques de santé et politiques migratoires.

Le constat est clair et préoccupant : les professionnels de la santé ne sont pas toujours en capacité d’exercer la médecine en accord avec leur éthique professionnelle. Dans ce contexte, signer la Déclaration européenne est un moyen pour les professionnels, les organisations et associations de santé de réaffirmer collectivement et au niveau européen leur attachement à la déontologie médicale et de demander son respect.

Cette déclaration est ouverte à signature en ligne et dans tous les lieux de soins désireux de s’associer à cette démarche du 14 septembre au 10 décembre 2010, dans 12 pays européens.
Elle sera remise aux ministres de la santé de ces pays en mars 2011 en amont du Conseil des ministres de la santé de l’Union européenne, afin de faire valoir des politiques nationales de santé garantissant un accès aux soins pour tous sans discrimination.

Vous trouverez ci-joint le texte de la déclaration européenne.
Contacts presse :
Florence Priolet, Annabelle Quénet - 01 44 92 14 31-32 / 06 09 17 35 59
www.huma-network.org / www.medecinsdumonde.org


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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 10:54

L'ONUSIDA a réalisé une page d'information sur la situation du SIDA dans le monde, entre autres en ce qui concerne la législation vis-à-vis des personnes atteintes du VIH, législations parfois répressives. Sur cette page, est mis à votre disposition un ensemble de documents d'informations, notamment sur les discriminations dont sont victimes les personnes atteintes du SIDA.

 

Quelques chiffres

  • En 2008, 63 % des pays ont indiqué être dotés de politiques qui entravent l’accès aux services VIH par les populations vulnérables.
  • Plus de 80 pays ont une législation interdisant les rapports sexuels entre hommes.
  • 51 pays appliquent des restrictions à l’entrée, au séjour et à la résidence des personnes vivant avec le VIH en raison de leur statut VIH.
  • Dans 33 % des pays, il n’y a aucune loi pour protéger de la discrimination les personnes vivant avec le VIH et bon nombre de pays ont des lois de portée exagérément vaste qui criminalisent la transmission du VIH.
  • Il y a également des inégalités en matière de droits pour les femmes et les filles en ce qui concerne la propriété, l’héritage, la garde des enfants et les pensions alimentaires, ce qui, ajouté aux violences dont elles sont les victimes, augmente leur vulnérabilité au VIH.

La France n'est pas exempte de cette question puisque les préjugés envers les personnes atteintes du SIDA restent toujours ancrées. Chose préoccupante, notamment chez les jeunes où l'usage de moyens contraceptifs est en net recul.


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Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 09:46

Les enfants qui louchent suscitent le rejet chez leurs camarades dès leurs 6 ans. C'est la conclusion d'une équipe de chercheurs suisses, qui propose donc de corriger ce défaut de vision avant l'entrée à l'école primaire. L'expérience consistait à photographier six enfants sans problème oculaire et à leur créer, par ordinateur, un jumeau atteint de strabisme. Les clichés ont ensuite été soumis à une centaine de filles et garçons de 3 à 12 ans. Ils devaient choisir, pour chaque paire de jumeaux, lequel ils inviteraient à leur goûter d'anniversaire. Les plus jeunes n'ont pas pratiqué de discrimination, mais les plus âgés, oui.  

source: L'Express

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