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Activités syndicales

Samedi 22 septembre 2012 6 22 /09 /Sep /2012 09:35

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) accueillera, le 12 octobre prochain, un colloque sur la répression et la discrimination syndicales. Il devrait se conclure par la création d’un Observatoire national dédié à ces dérives.

L’un des organisateurs, Louis-Marie Barnier, sociologue au CNRS et spécialiste des relations sociales, résume l’objectif : « Rendre visible une thématique largement ignorée par la statistique publique, rarement prise en compte par les études menées sur le champ des relations professionnelles, voire purement et simplement occultée par le patronat. » Tous les syndicats de salariés ne s’associent pas à l’initiative, couvée par la Fondation Copernic, un think thank classé à gauche. Mais la liste déjà longue des parties prenantes inclut la CFTC, la CGT, FO, la FSU et Solidaires. Des ténors comme l’ex-secrétaire général de FSU, Gérard Aschieri, le vice-président de la CFTC, Joseph Thouvenel, ou encore Véronique Lopez-Rivoire, juriste en chef de FO, décortiqueront les mille et une manifestations de la répression telle que vécue par des membres de leurs organisations, de même que les actions habituellement engagées pour y faire face. Car si la loi protège les élus du personnel en conditionnant leur licenciement à une autorisation de l’inspection du travail, ils restent dans le collimateur, au sein de plusieurs entreprises. Des procédures sont en cours chez Cora et Norbert Dentressangle, entre autres. Du côté des discriminations, Steria et la SSII Open sont citées par les élus du personnel comme manquant d’équité à leur égard. Une note de la Fondation Copernic, parue en janvier dernier et signée par une dizaine de chercheurs et syndicalistes, dont Louis-Marie Barnier, mais aussi Anne Debrégeas, Didier Gelot, Robert Pelletier et Maria-Teresa Pignoni, s’alarmait du « nombre d’élus et mandatés licenciés chaque année recensé par les inspecteurs du travail ». Elle soulignait surtout que les intéressés « restent isolés ». L’Observatoire n’est pas appelé à « se substituer aux organisations syndicales dans la défense individuelle des salariés ou dans la mise en place de campagnes propres ». En revanche, il ne s’interdit pas de suivre de près les recours juridiques et leurs résultats. Plus concrètement, il fera chaque année un état des lieux et produira des notes régulières afin d’alimenter le dialogue public. Un site Web d’informations juridiques est également prévu. Enfin, la future instance interviendra auprès du service de la statistique publique « pour que ces thèmes fassent l’objet d’une publication régulière ». Un comité scientifique, dont les membres restent à désigner, est censé apporter une caution morale. Certains spécialistes regrettent que, pour son équilibre et sa crédibilité, cette vigie n’associe pas des praticiens des ressources humaines ainsi que des représentants des employeurs.

 

Source : Gestion Sociale


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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 13:49

COMMUNIQUE DE LA CGT HERAULT

 

Les conseils des prud’hommes de Montpellier et Nanterre viennent de condamner IBM pour discrimination syndicale à l’encontre des délégués CGT.

Les conseils ordonnent à IBM le rattrapage des carrières et salaires des délégués concernés aux niveaux de leurs collègues de travail et fixe la réparation des situations de chacun d’eux à des dommages et intérêts à hauteur du préjudice subit.

En juin 2010, la Cour d’Appel de Paris a également ordonné la réintégration d’un autre délégué CGT, ingénieur commercial, abusivement licencié à la veille des élections professionnelles de l’établissement parisien.

Au cours des 10 dernières années, la multinationale américaine cumule près d’une vingtaine de condamnations pour discriminations syndicale et sexiste en sus des multiples condamnations civiles et pénales notamment pour entrave au fonctionnement du C.E. (cassation criminelle - 11 février 2003).

Loin de tirer les conséquences de ces condamnations et d’intégrer le fait syndical par des accords à la hauteur des conditions économique et sociale de l’entreprise, la direction persiste et aggrave la situation.

En 2010, la direction a dénoncé tous les accords sur le droit syndical afin de réduire les moyens et la proximité des institutions, notamment par la suppression de 5 des 11 comités d’établissements d’IBM France ! Dans le même temps, grâce à la perversité de l’individualisation des carrières elle exclut la quasi-totalité des délégués CGT (94% !) de toute forme d’augmentations de salaire et de promotions…

Déjà en 1987, en Angleterre, dans un rapport international dénonçant les pratiques antisyndicales d’IBM la FIOM concluait que partout à travers le monde « les politiques d’IBM sont profondément hostiles aux syndicats » !

Malgré une communication en « trompe l’oeil » sur ses relations sociales les conclusions de ce rapport restent hélas toujours d’actualité et la politique sociale d’IBM relève d’une forme de « maccarthysme » antisyndical préjudiciable aux intérêts collectifs des salariés.

Au-delà des syndicalistes c’est le personnel d’IBM dans son ensemble qui est victime de cette politique (dégradation des conditions de travail, des rémunérations, stress, précarité, délocalisations, suppressions d’emplois etc.), que les militants CGT ne cessent de combattre avec énergie, détermination… et quelques succès !


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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 21:13

Après de longues années de procédure, l’entreprise renonce à se pourvoir en cassation et va payer 730 000 euros au titre de réparation de la discrimination syndicale.

 

Alcatel-Lucent a lâché prise. La société de télécommunication a abandonné son pourvoi en cassation, déposé à la suite de sa condamnation en cour d’appel de Paris pour discrimination syndicale à l’encontre de six de ses salariés. Après de longues années de procédure, c’est enfin l’épilogue.

 

« J’étais surprise, étant donné qu’Alcatel avait refusé toutes les concertations, je ne pensais pas qu’elle laisserait tomber », réagit Michelle Crochemore, désormais préretraitée. Déléguée syndicale CGT, embauchée en 1972, elle a commencé à se poser des questions dans les années 1980, en constatant qu’elle avait peu d’avancement de carrière. Avec Brigitte Loro, elles ont fait le lien entre les salariés concernés sur le site de Lannion (Côtes-d’Armor).

 

Le jugement en appel lui a permis d’obtenir un coefficient d’assimilé cadre et 80 000 euros de dommages et intérêts au titre du manque à gagner pendant ces années. Le chiffrage, s’appuyant sur la méthode comparative élaborée par François Clerc, responsable juridique à la fédération CGT de la métallurgie, avait mis en lumière des inégalités de statut et de compétences dans l’évolution de carrière par rapport aux salariés non syndiqués. Au terme du long parcours juridique, l’entreprise ne peut plus reculer, elle doit maintenant verser les 730 000 euros de dommages et intérêts auxquels elle a été condamnée en appel.

 

« Cette victoire doit avoir valeur d’exemple, pour dissuader les entreprises d’avoir recours à la discrimination syndicale, explique Me Amine Ghenim, avocat des plaignants. Pour se pourvoir en cassation, il faut aussi trouver une faille juridique dans la procédure, peut-être qu’Alcatel n’avait rien à contester. » La décision de la cour d’appel de Paris devrait faire jurisprudence pour les cas d’atteintes aux droits des salariés syndiqués.

 

Source: L'Humanité

 


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Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 10:47

Aujourd'hui, la part de rémunération des salariés occupant une fonction commerciale est calculée sur une part variable dépendant des résultats du ou de la salariée.

 

Toutefois, dans la pratique, il peut s'avérer, qu'en fonction de mandats électifs ou syndicaux, certains salariés se retrouvent désavantagés dans leur rémunération.

 

Retrouvez ici la décision de la Cour de Cassation en la matière, ainsi que des conseils en matière de rémunération variable.


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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 16:42

Communiqué commun de l’UD CGT 93 et de l’USTM CGT 93


Victoire des dix-sept à Eurocopter La Courneuve

C’est la satisfaction pour les dix-sept d’Eurocopter qui ont obtenu gain de cause sur leurs demandes, à l’issue de près de quatre ans de procédures. C’est également la satisfaction pour le syndicat CGT qui les a défendus.


Rappel des faits :

Dix-sept salariés estimaient à raison que leur déroulement de carrière était bloqué depuis de nombreuses années. Tous critères de comparaison établis avec l’ensemble du personnel, il s’avérait en effet des retards de promotions et de salaires importants, sans qu’aucune explication valable ne soit donnée par la direction.


Un problème qui avait concerné quelques années auparavant les syndiqués CGT et pour lequel la direction avait été condamnée une 1ère fois pour discrimination syndicale. Ainsi, des dix-sept salariés, treize sont d’origine maghrébine, plusieurs étaient connus proches de la CGT, avaient été où étaient élus CGT.


Alors, que quatre dossiers attendaient un départage du Conseil des Prud’hommes de Bobigny, c’est à l’issue de l’expertise nommée par la Cour d’Appel de Paris pour treize salariés, que la direction a préféré négocier avec l’ensemble des intéressés pour un montant qui avoisinerait un million d’euros, évitant une nouvelle condamnation pour discrimination raciale et, syndicale.


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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 11:55

La lutte contre les discriminations – notamment syndicale – connaît, depuis quelques années maintenant et suite à l’engagement de la CGT, de ses militants et des avocats progressistes, un foisonnement jurisprudentiel important qui permet, dans nombre d’entreprises, de voir cesser, à terme, des distorsions de carrières professionnelles fondées sur la seule appartenance à une centrale ouvrière. Les nombreuses victoires remportées en ce domaine ont pour fondement juridique principal deux textes du Code du travail, qui sont, d’une part, l’article L. 2141-5, qui interdit « à l’employeur de prendre en considération l’appartenance à un syndicat ou l’exercice d’une activité syndicale pour arrêter ses décisions en matière notamment (…) d’avancement, de rémunération et d’octroi d’avantages ». Ces avancées permettent aussi, d’autre part, de faire évoluer les règles d’égalité devant les conditions de travail de manière plus générale, ainsi, l’article L. 1132-1 du Code du travail interdit « toute mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, de formation ou encore de qualification, en raison de son orientation sexuelle, de ses caractéristiques génétiques, de son appartenance à une ethnie, une nation ou une race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales, de ses convictions religieuses, etc. ».


Cet inventaire à la Prévert est, en soi, démonstratif de l’esprit – et si l’on peut dire de la philosophie – du législateur et de l’objectif de protection recherché par ce dernier lors de l’adoption 
de ce texte. En effet, comme le lecteur pourra le remarquer à l’énoncé de 
cet article, le salarié est protégé 
de toute intrusion et prise en compte par un employeur de quantité d’éléments qui relèvent de l’essence de son être (caractéristiques, appartenances, orientations) 
ou encore de sa vie privée (opinions ou convictions). Par opposition, l’expression – ou l’exercice – de ces éléments préservés ne saurait, 
en aucun cas, se déployer et prendre place dans l’entreprise (militantisme politique ou sexuel, prosélytisme 
ou simple exercice de rites religieux, revendications ethniques ou culturelles…)


En d’autres mots, la loi sur la discrimination est de l’essence de 
la nation française, laïque. 
Elle interdit que l’on juge et prenne 
en considération ce que chacun pense ou vénère dans sa sphère intime et dans sa vie privée, dès lors que cela n’entrave pas l’exercice de ses fonctions ou de son travail.

À l’inverse, seul est protégé l’exercice de l’activité syndicale montrant, 
de ce fait, tout le particularisme du militant syndical  : être syndicaliste c’est, en soi, être militant, c’est encore permettre au mandaté ou à l’élu d’exercer dans l’entreprise toute 
la plénitude de son engagement et 
de le faire savoir auprès des autres, c’est autoriser les syndicats à être force de proposition dans l’intérêt 
de la société et des travailleurs salariés qui, tous les jours, viennent dans l’entreprise exercer leurs talents.

 

Auteur : Jérôme Barzakian - avocat à la cour


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