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Parité

Jeudi 11 octobre 2012 4 11 /10 /Oct /2012 18:06

Communiqué du Laboratoire de l'Egalité - 11 Octobre 2012

Le Laboratoire de l'égalité a remis aujourd'hui à la ministre de l'artisanat et du commerce Sylvia Pinel les résultats de son enquête sur la perception et le vécu de l'entrepreneuriat par les femmes et par les hommes. La ministre des PME Fleur Pellerin a de son côté annoncé lors de sa visite du Salon des micro-entreprises la création d'un poste de haut responsable de l'entrepreneuriat chargé de promouvoir l'esprit d'entreprise, notamment auprès des femmes. Alors que le taux de femmes entrepreneures stagne depuis des années aux alentours de 30 %, il est temps de mettre davantage en avant les initiatives qui aideront les femmes à se lancer dans la création et à développer ensuite leur entreprise.

C'est dans cette perspective que le Laboratoire de l'égalité a décidé de rédiger une Charte de l'entrepreneuriat au féminin, avec la participation des organismes impliqués sur ce sujet. Une enquête réalisée par Mediaprism pour le Laboratoire de l'égalité révèle que 26% des hommes et seulement 15 % des femmes réfléchissent aujourd'hui en France à un projet de création d'entreprise. L'aventure de l'entrepreneuriat demeure une réalité différente selon qu'elle est vécue par des hommes ou par des femmes : les secteurs d'activité choisis ne sont pas les mêmes, et près d'un quart des entrepreneuses affirment qu'être une femme a compliqué leurs démarches. Si les créateurs dans leur ensemble font un bilan positif de leur parcours, les femmes peinent plus à préserver leur qualité de vie. Pourtant, les Français-es encourageraient autant leur fille que leur fils à se lancer dans la création d'entreprise, dont ils disent que cela demande du courage, de l'ambition et de la créativité.

Il existe depuis plusieurs années des dispositifs spécifiques et des organismes de soutien à destination des femmes créatrices d'entreprise. Mais il manque encore un élan décisif pour que l'entrepreneuriat devienne une aventure accessible à toutes et à tous. L'égalité professionnelle ne concerne pas que le seul salariat : l'insertion professionnelle des femmes passe aussi par la création d'entreprises, de toutes tailles et de tous secteurs. Mesdames les ministres, vous avez aujourd'hui la possibilité de vous engager fortement sur ce sujet.

 

www.laboratoiredelegalite.org


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Lundi 24 septembre 2012 1 24 /09 /Sep /2012 11:58
L’égalité entre les hommes est un droit fondamental consacré, notamment, par l’article L. 1121-1 du Code du travail qui énonce que « nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ».

Lors de l’intégration du régime complémentaire agricole aux régimes Agirc/Arrco, l’Agirc a refusé d’affilier des salariés employés à des postes spécifiques de la Mutualité sociale agricole (MSA), à savoir les assistants de service social, délégués à la tutelle ou conseillers en économie sociale et familiale.

Plusieurs salariées assignent l’Agirc aux fins d’affiliation à compter du 1er janvier 1997. Elles estiment en effet que sa décision constitue une discrimination indirecte fondée sur le sexe. Les juges du fond accueillent leurs demandes, ce que confirme la Cour de cassation.

La Haute Cour rappelle tout d’abord « qu’une discrimination indirecte en raison du sexe est constituée dans le cas où une disposition, un critère ou une pratique apparemment neutre est susceptible d’entraîner un désavantage particulier pour des personnes d’un sexe donné par rapport à d’autres personnes, à moins que cette disposition, ce critère ou cette pratique ne soit objectivement justifié par un objectif légitime et que les moyens de réaliser cet objectif soient appropriés et nécessaires ». Elle en conclut « qu’une telle discrimination est caractérisée lorsque la mesure affecte une proportion nettement plus élevée de personnes d’un sexe ».

En l’espèce, les Magistrats ont ainsi constaté que les postes qui ont fait l’objet d’un refus d’affiliation étaient très majoritairement occupés par des femmes, contrairement aux fonctions de contrôleurs, inspecteurs, agents d’animation, techniciens et conseils de prévention dépendant de la même convention collective, principalement occupées par des hommes. Dès lors, l’Agirc, qui se bornait à soutenir que le critère de comparaison avec des fonctions semblables dans des conventions collectives voisines était le seul qui permette d’atteindre l’objectif de stabilité, de cohérence et de pérennité du régime, ne justifiait pas du caractère nécessaire et approprié du refus d’affiliation des catégories essentiellement féminines d’assistant du service social, de délégué à la tutelle et de conseiller en économie sociale. Le refus d’affiliation de certains cadres de la MSA constitue donc une discrimination indirecte en ce que, d’une part, cette mesure entraîne un traitement défavorable au détriment des fonctions majoritairement occupées par des femmes et, d’autre part, que le critère de comparaison avec des fonctions semblables dans des conventions collectives voisines ne justifiait pas du caractère nécessaire et approprié du refus d’affiliation des catégories exclues.

 

Source : Jurisprudence Sociale Lamy



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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 16:13

Petit tour d'horizon de la presse écrite et web sur la Journée Internationale des Droits des Femmes.

 

Commençons par un portrait de dix pionnières dans leur domaine, réalisé par le Figaro Madame. Cela plante le décor sur l'objectif principal de cette journée : démontrer que la femme est l'égal de l'homme, du moins dans son principe, car hommes et femmes sont différents, dans pleins d'aspects (physiologiques, psychologiques) mais cela ne doit pas engendrer de différence de traitement comme l'a rappelé la Cour de Justice Européenne dans un arrêt sur la discrimination sexiste dans les primes d'assurances autos.

 

Ensuite, je vous propose de continuer sur le bilan de  dix ans de parité  dont le journal La Croix en tire  un bilan plutôt contrasté, notamment en politique ou dans la fonction publique. Pourtant, comme le rappelle Le Figaro, les entreprises dirigées par des femmes sont plus performantes que celles dirigées par des hommes.

Est-ce la preuve par les faits que les préjugés ont reculé comme le rappelle un entretien de Jeanine Mossuz-Lavau, du CEVIPOF dans La Croix? Ce qui peut laisser présager un avenir favorable pour avancer concrètement vers la parité. Pour cela, des propositions sont faites, comme dans le journal France-Soir qui recense des idées plus ou moins heureuses pour avancer dans ce combat.

Je ne peux aborder cette question des droits des femmes sans évoquer l'actualité, ce que fait très bien La Croix dans son article sur les femmes courage du Maghreb.

 

D'un point de vue médiatique, France 2 s'est lancé dans la téléréalité avec l'émission "Une semaine sans les femmes" où un village va se vider de ses femmes pour laisser les hommes à leurs propres sorts et notamment face aux 80% des tâches ménagères assumées par les femmes.

A noter également la sortie du film We want sex equality de Nigel Cole qui revient sur les grève d'ouvrières anglaises travaillant à l'usine Ford de Dageham.

 

En tout cas, chaque journée sur les droits des femmes a son lot d'opération hasardeuse créant la polémique de la part des féministes comme  ici ou . Lepost.fr publie également un article sur les pires trucs à subir lors de cette journée. Car pour certains, la journée des Droits des Femmes est avant unetout une opération publicitaire, d'audimat ou de marketing politique. Car c'est l'envers du décor d'organiser des journées en faveur d'un public, c'est que certains, surtout des hommes d'ailleurs, profitent de la situation pour faire croire qu'ils sont sensibles au sujet. Pour avoir participé à plusieurs conférences sur le sujet, je peux vous assurer qu'il n'y a pas, en moyenne, plus de dix hommes dans une audience de 150 personnes.

 

Avant de clore cette revue de presse, j'ai trouvé une analyse impertinente de Maria Candea de l'association Mix-cité Paris sur les diverses significations sociales attachées à cet évènement.

 

Pour terminer, l'Humanité propose un agenda d'événements commémorant cette journée.

 

Bonne lecture !


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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 15:14

Ce matin j'ai eu l'occasion de participer à une conférence organisée par le CIDFF de Seine-Maritime et la Ville de Saint-Etienne-du-Rouvray, dans le cadre de la Journée des Droits des Femmes. Le thème abordé était le suivant : Le droit de cité, soit comment les femmes peuvent vivre sereinement dans l'espace public. Pour cela, la sociologue Dominique Poggy a animé une conférence de deux heures qui, selon moi, bouleverse énormément de représentations.

 

Cette conférence s'est déroulée en deux parties : un état des lieux sur la place des femmes dans l'espace public et une présentation d'une démarche innovante : les marches exploratoires.

 

L'état des lieux sur la place des femmes dans l'espace public (rue, transports en communs, magasins, restaurants, cinémas, plage, jardin public...) révèle une toute autre réalité sur les violences subies par les femmes.

Les chiffres, issus de l'ENVEF (Enquête Nationale sur les Violences faites aux Femmes) réalisée en 2001, sont les suivants :

- 1/5 des femmes affirment avoir subi au moins une violence dans l'espace public durant les douze derniers mois, dont 13 d'insultes, 5% d'avoir le sentiment d'être suivi, 3% d'exhibition, 2% d'agressions sexuelles.

- Parmis ces femmes ayant subi au moins une violence, les 3/4 ont eu lieu dans un lieu fréquenté;

- les 2/3 de ces violences se sont déroulés le matin ou en journée;

- dans 65% des cas, d'autres personnes étaient présentes au moment des faits.

- les moins de 25 ans sont celles qui sont le plus victimes d'insultes et d'agressions sexuelles.

 

Ces chiffres cassent un certain nombre de mythes (véhiculés par les médias et les administrations) sur la réalité des violences faites aux femmes. Non, ce n'est pas le soir, en pleine, seule dans une ruelle isolée.

 

Pour compléter ce premier tableau, voici d'autres chiffres tout aussi éloquents sur la réalité des violences faites aux femmes , issues des statistiques élaborés par le numéro vert pour les femmes victimes de violences:

- 60% des agressions sexuelles au lieu au domicile de la femme;

- 83% de ces agressions sont faites par des proches;

- La mort par violence des femmes est la première cause de mortalité des 16-40 ans, devant les accidents de voiture.

 

Là aussi, le mythe de la femme violée dans la rue est bien loin de la réalité. La récente affaire de la joggeuse disparue illustre la volonté médiatique et politique de jouer sur la peur des gens en faisant croire que la rue, l'espace public, sont des lieux dangereux.

 

Concernant le sujet même de la conférence, la Dominique Poggy expose les résultats d'une recherche-action réalisée dans le Val d'Oise auprès de femmes issues diverses villes du département (Gonesses, Garge-les-Gonesses, Sarcelles...) pour comprendre comment ces femmes s'appropriaient l'espace public. Dans les entretiens, deux sujets non recherchés sont ressorties : la violence subie par ces femmes et l'aménagement urbain leur est inadapté.

Concernant la violence subie par les femmes : l'accès à la rue et à l'espace public est extrêmement contrôlé. Les femmes restent cantonnées au foyer pour les tâches ménagères et s'occuper des enfants. Cet espace public est donc principalement réservé aux hommes. Les sorties leur sont autoriées à des heures et sous certaines conditions.

Même si les parents posent les règles, ce sont les frères qui les appliquent. Cela pose donc des contraintes sur l'accès aux espaces publics pour ces femmes. Pour cela, les femmes développent diverses stratégies de contournement. C'est par exemple le mensonge en sortant vêtue de manière à être accepté dans la rue puis, dès la sortie du quartier, elles sortent de leur sac des vêtements qui leur plaisent. D'autres jouent le jeu en sh'abillant en basket, sweat, jogging. D'autres encore, développent des stratégies de réussite - scolaire, sportive, culturelle - pour se faire plaisir et, ainsi, faire mieux que les garçons. Enfin, certaines appellent clairement à la résistance au machisme culturel. Ce tableau un peu sinistre des quartiers populaires est à relativiser dans la mesure où le centre-ville est également un espace de violences pour les femmes de toutes origines sociales.

S'ajoute à cela le sentiment de peur lié à l'ambiance de dégagé par l'espace public. Pour se rassurer, les femmes mettent en place des tactiques : possession d'un objet faisant du bruit, type sifflet, port de vêtement adpatés pour le soir, un positionnement du corps et un regard posé pour ne pas attirer l'attention, ne pas rentrer tard le soior ou dormir chez des amis le temps d'une soirée, prendre plutôt le taxi que les transports en commun. Ces préconisations sont prises de manière individuelle, chaque développant sa propre stratégie en fonction de son niveau de crainte.

Cette attitude n'est pas naturelle parce que la femme est a priori une personne fragile et sans défense, mais une construction sociale dont les sources d'information sont les véhicules.

 

Le deuxième élément était leur place dans l'aménagement urbain. la plupart des technciens de l'aménagement du territoire sont des hommes et, qu'on le veuille ou non, leur approche est forcément imparfaite. Ex : la circulation sur les trottoirs avec des poussettes. Ces femmes dénoncent un aménagement urbain peu propice à son appropriation.

Pour tenter de recréer ce lien entre femme et espace public, Dominique Poggy a travaillé à partir d'une démarche innovante, provenant d'Amérique Latine et du Québec, appelé Marches exploratoires. Cet outil de diagnostic a pour but de réaliser de manière participative avec des femmes d'un quartier, des techniciens et des élus, un état des lieux sur l'organisation de l'espace urbain d'un quartier de la ville prédéfini. Cette démarche permet de créer du lien social dans la mesure où femmes, élus, techniciens, échangent sur le fonctionnement de l'espace public : éclairage, aménagement des trottoirs, signalisation, aménagement d'un jardin public, tout passe au crible de ce diagnostic.

Cette méthode a l'intérêt de susciter une dynamique de (ré)appropriation de l'espace public par les femmes en luttant contre ce sentiment de peur et, ainsi recréer du lien social.

 

Cette conférence, riche d'enseignements, démontre parmi une presse plutôt prolifique en ce jour sur la question des femmes dans notre société, le long chemin qui reste à parcourir pour que la femme ait la même place que l'homme dans l'espace public. Il peut sembler incroyable de penser qu'il reste beaucoup de travail pour une catégorie de population que représente la moitié de l'humanité.

 

 


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Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 16:09

Depuis de nombreuses années des compagnies d'assurances ont fait un choix marketing de favoriser les femmes concernant le coût de leur assurance voiture. Pourquoi ? De nombreuses études, notamment en accidentologie, prouvent que les femmes ont moins d'accidents que les hommes. Ces éléments "scientifiques" justifiaient de mettre en place une grille de tarification différenciée en raison du sexe. De plus, l'adage "l'homme pilote sa voiture, la femme conduit sa voiture" ne faisait que démontrer la réalité des faits.

 

Or, hier, la Cour de Justice Européenne en a décidé tout autrement. Dans son arrêt, elle considère que "la prise en compte du sexe de l’assuré en tant que facteur de risque dans les contrats d’assurance constitue une discrimination". Cette décision intervient suite à une plainte déposée par une association belge qui invoquait le principe d'égalité des sexes.

La décision n'est pas si surprenante dans la mesure où une directive européenne, publiée en 2006, interdit de prendre le sexe en considération pour calculer les primes et autres prestations des contrats d’assurances. De plus, cette directive doit  s'appliquer d'ici fin 2012, ce qui laisse largement le temps aux assurances de s'adapter à cette nouvelle règle

Toutefois, cette décision de justice a la forme d'une mini-bombe pour les compagnies d'assurance qui ont tout de suite réagi en annonçant que cela aura une incidence sur les coûts pour les consommateurs : de l'ordre de 20% pour les femmes pour leur assurance automobile. Toutefois, les hommes pourraient connaître une baisse de l'ordre de 10%. Cette attitude peu surprenante des compagnies d'assurances démontre le peu de cas qu'ils font de leurs assurés si ce n'est pour empocher un maximum de bénéfices, en apportant le moins de garanties à leurs clients. Or, cet exemple démontre une fois de plus le machisme ambiant de la société française et ce, à moins d'une semaine de la journée des femmes (8 Mars).

 

Pourquoi une telle décision ?

Même si des études statistiques démontrent que les hommes ont un comportement accidentogène plus important que les femmes, les contrats d'assurance sont signés individuellement. En ce sens, intégrer le sexe dans le mode de calcul d'une assurance voiture induit alors même pour un homme très bon conducteur de subir une pénalité par rapport à une femme dans la même situation. Ainsi, ne peuvent être pris en compte que des critères objectifs, tel que la catégorie de la voiture, le kilométrage effectué par an, les accidents survenus les 24 derniers mois, etc.

Ce qui dérange certaines compagnies d’assurance c’est que leur politique marketing est basée sur cette distinction hommes-femmes pour attirer plus de clientes. La décision rendue par la Cour de Justice Européenne va obliger les compagnies à modifier leurs grilles de tarification sous peine de prendre des risques de condamnation pour discriminations. Condamnation d’autant plus facile à obtenir que la plupart des compagnies d’assurance proposent des simulations d’établissement de primes d’assurance. Ce qui peut être considérer comme éléments par un juge civil.

Ce risque est également grand en raison des peines de plus en plus importantes sanctionnant des entreprises, des collectivités ou des personnes coupables de discrimination.

De plus, la Cour confirme que dans ces domaines, bien que des tendances apparaissent grâce à diverses études, comme le comportement différent des hommes et des femmes au volant, cela ne justifie pas des pratiques différenciées. Les études scientifiques, notamment statistiques ou sociologiques apportent énormément à la connaissance de phénomènes humains. Cependant, ces connaissances peuvent être dangereuses si elles servent à justifier des pratiques discriminatoires.

 

Une décision qui pourrait ouvrir la boîte de Pandore

Bien que la directive ne porte que sur les contrats d'assurance, ce histoire soulève des questions qui amènerait vers plus d'égalités entre les hommes et les femmes. Par exemple, le prix d'entrée dans de nombreuses discothèques est conditionnées selon que l'on soit un homme ou une femme. Généralement, l'entrée est gratuite pour les femmes avant minuit. Est-ce que les discothèques seront, dans l'avenir, obligés à réviser leurs conditions tarifaires ? 

Si les assurances sont aujourd'hui amenés à réviser leur tarification, pourquoi n'en serait-il pas de même dans d'autres services ?

 

Pour en savoir plus sur cette décision de justice :

Reportage de France-Info

Reportage de RTL


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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 10:37

Drôle de question me direz-vous. Certes. Pourtant, le CNRS vient de publier une étude sur ce sujet, dirigée par Pascale Petit. Et la réponse à cette question est oui !

 

A partir de la méthode des testings, les chercheurs ont répondu à 300 offres d'emploi, destinées à des diplômées de niveau bac+5. Les CV fictifs étaient tous identiques à l'exception du permis. Certaines candidatures étaient avec un permis B, d'autres avec le permis A et les derniers sans permis.


D’après les résultats, il semble que les recruteurs voient d’un mauvais œil les femmes conduisant un deux-roues. En effet, si le taux de réponses positives pour les salariées ne possédant pas de permis de conduire s’élève à 12 %, il retombe à 7 % pour les titulaires du permis moto. Pour Pascale Petit, cette différence est liée à la symbolique de la moto. « C’est une caractéristique qui peut apparaître comme étant masculine », a-t-elle ainsi expliqué lors d’un reportage d'un journal télévisé. « C’est un signal d’indépendance et d’autonomie voire d’un caractère bien trempé. On s’éloigne de la norme ». Alors, femme à moto, femme sans boulot ?

 

Cette discrimination pourrait être considérée comme une discrimination à l'embauche selon les moeurs.

 

Cette étude confirme les difficultés pour des candidats à un emploi de réaliser un curriculum vitae qui réduirait les risques de discrimination et donc optimiser ses chances d'embauche. Du côté des recruteurs, cela montre tout le travail qui reste à parcourir pour objectiver au maximum les processus d'embauche mais aussi d'évolution de carrières.


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Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 15:18

Ces dernières semaines, se multiplient des études touchant à la place des femmes dans la société d'aujourd'hui et plus particulièrement des femmes actives.

 

La première information que j'ai pu recueillir est la situation personnelle des femmes de 30 ans et plus, diplômées et en activité. Ces dernières connaissenht plus le célibat au même âge que des femmes sans qualification : 25% pour les bac +3 et 5% pour les femmes sans qualifications. L'explication ? Une femme ayant réussi ses études et sa carrière professionnelle induit une réaction inconsciente de peur des hommes vis-à-vis de ces femmes. Alors qu'une femme sans qualification renvoie à l'homme une image d'une femme à protéger, rôle que les hommes aiment jouer, consciemment ou inconsciemment.De plus, un autre élément explicatif est que certaines femmes diplômées sont moins attirées par la vie de couple.

Se pose donc la question de la relation d'égalité" homme-femme dans un couple. Cela est-il réellement possible pour un couple d'exister alors que chacun est en activité professionnelle. Bien sûr ! Mais pour les femmes ayant une activité professionnelle, le chemin à parcourir pour réussir sa vie amoureuse reste compliquée. A croire qu'une femme doit encore choisir entre vie professionnelle et vie personnelle. Et l'homme dans tout ça ? Ce dernier n'a pas à gérer cette dualité car ce qu'attend la société de lui est de réussir les deux.

 

La deuxième information, entendue hier sur France-Info est la maternité de plus en plus tardive des femmes ayant une activité professionnelle. Aujourd'hui, même si le taux de fécondité de la France est l'un des plus hauts d'Europe, il est intéressant de constater que l'âge de la première grossesse est bien plus tardive pour les femmes diplômées  (32 ans en moyenne) que non diplômées (28 ans en moyenne). L'âge moyen au premier enfant est de 25 ans en moyenne pour les femmes sans qualifications contre 30 pour les plus diplômées. Encore une inégalité de fait, car les femmes diplômées privilégient leurs études et un début de carrière professionnelle avant de faire son premier enfant, et encore, lorsque celle-ci trouve le compagnon pour faire cet enfant.

 

Enfin, les Inrocks dans un article en date du 18 Janvier, aborde la question du mariage. L'article se résume ainsi : plus hommes sont diplômés, plus ils se marient. Moins ils sont diplômés plus ils sont célibataires. Et c'est exactement l'inverse pour les femmes. Cependant, l'article ne tire pas un trait définitif sur les chances de vie de couple pour les femmes diplômés, au contraire. L'auteur relate une étude américaine où à 40 ans, 15% des femmes diplômés et célibataires seront en couple dans les années à venir. Merci internet §

 

la situation des femmes diplômées, aujourd'hui, reste compliquée, dans la mesure où la société demande aux femmes de faire un choix entre vie professionnelle et vie familiale. A contrario, notre société attend des hommes la réussite dans les deux domaines. Cela revient à dire, de manière caricacturale certes, un homme ayant plusieurs maîtresses est un Don Juan alors qu'une femme avec plusieurs amants est une salope. La femme reste toujours dans une position délicate pour réussir sa vie alors que la voie est grande ouverte pour les hommes. En tout cas, la voie pour l'égalité hommes-femmes reste bien sinueuse.

 


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Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 17:36

Le classement annuel de la parité a été publié lors du dernier Forum Economique Mondial. Qu'en sort-il ?

 

Premièrement, il fait bon vivre d'être une femme en Islande, en Norvège, en Finlande ou encore en Suède, qui sont les pays les mieux classés. Ce qui est loin d'être le cas de la France, reléguée à la 46è place. Pour l'Europe, seuls trois autres pays font pire que la France.

 

Les causes de ce classement.

 

Deux facteurs principaux expliquent ce classement :

1/ L'égalité salariale. A poste équivalent, une femme touche un salaire inférieur de 22% à celui d'un homme. Et d'après les entretiens réalisés par Saadia Zahidi, les dirigeants d'entreprises annoncent clairement que la situation ten à se dégrader depuis quelques années. Rien que su ce critère, la France se classé 127è !

2/ La parité en politique. Malgré les lois en la matière et les diverses promesses électorales, force est de constater que le chemin reste long pour une femme qui souhaite s'imposer en politique.

 

En conclusion, le travail vers le chemin de la parité n'est pas un long fleuve tranquille, pour les femmes et encore plus lorsqu'elles sont enceintes ou de retour de congé de maternité.


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Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 15:37

Discriminer en raison de l'état de grossesse est un délit pénal passible de trois ans de prison et/ou 45000 euros d'amende.

Grâce à une campagne de sensibilisation, la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité) a permis à de nombreuses femmes de prendre conscience de la discrimination dont elles auraient pu être la victime.

 

Concernant l'état de grossesse, on peut constater que beaucoup de femmes sont victimes de licenciements abusifs lors de leur retour de leur congé de maternité, ou de congé parental.

 

L'article 1225-4 du Code du Travail stipule qu'aucun employeur ne peut rompre le contrat de travail d'une salariée lorsqu'elle est en état de grossesse médicalement constaté et pendant l'intégralité des périodes de suspension du contrat de travail auxquelles elle a droit au titre du congé de maternité, qu'elle use ou non de ce droit, ainsi que pendant les quatre semaines suivant l'expiration de ces périodes.

 

Un arrêt de la Cour de Cassation en date du 15 Septembre 2010 renforce ce principe en déclarant que prendre des mesures préparatoires à une telle décision, telles que le remplacement définitif de l'employée concernée avant l'échéance de cette période était illégale.

En somme, l'idée de préparer un licenciement d'une femme pendant son congé de maternité est répréhensible par la loi.

 

Une précision dans l'application de l'article 1225-4 qui a son importance et pourrait permettre à beaucoup de femmes de faire appliquer correctement leurs droits.



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Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 11:14

Après ses recommandations sur les « retraites des femmes », la HALDE a organisé, le lundi 11 octobre 2010, un Collège thématique sur le critère du sexe. 11 délibérations ont été adoptées.


La HALDE a reçu depuis le début de l’année 9714 réclamations, dont 3 % concernent le critère du sexe.

La HALDE a pointé la situation de nombreux lycées en France réservant leur internat aux garçons, en classes préparatoires. Le Collège de la HALDE a conclu à l’existence de discriminations, dans l’accès aux logements, à l’éducation et aux classes préparatoires, dont sont victimes les jeunes filles. Il recommande au Ministère de l’Education nationale en collaboration avec les régions, d’établir un plan d’action afin de mettre un terme à l’existence des internats non-mixtes dans un délai de 4 mois et en parallèle de développer des solutions alternatives pour loger les étudiantes en classes préparatoires à proximité des lycées visés et à un coût égal.


Plusieurs affaires portent sur la discrimination que subissent des femmes à leur retour de congé maternité. A titre d’exemple, une responsable commerciale a vu son poste modifié entrainant une baisse des responsabilités et de la rémunération. Dans une entreprise publique, une autre femme n’a pas pu retrouver un poste à la hauteur de sa qualification et de sa rémunération antérieure.


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